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L’Histoire du coaching : du cocher au coaching

Un rapide historique pour situer, comprendre les origines du coaching avant de voir ses premiers pas dans l’entreprise. Comment sommes-nous passés de la conduite des attelages à l’accompagnement de dirigeants et de cadres ?

Le coaching n’est pas une idée nouvelle

Étymologiquement « coach » est issu du français « coche » lui-même dérivé d’un mot hongrois Kocsis, diligence. Au XVème siècle c’était une voiture de transport de voyageurs tirée par des chevaux et conduite par un « cocher ». Dans l’antiquité, le cocher au cours des batailles conduisait le char aux côtés du prince. C’était le « guide » qui accompagne ses passagers à travers les obstacles.

Intellectuellement comment ne pas évoquer la maïeutique de Socrate qui disait que : « L’âme de chaque personne est enceinte » et qu’« elle désire accoucher ».

Plus près de nous le XXeme siècle fut accompagné dans ses débuts par les théories de Fayol et de Taylor, mises en musique par FORD dans ses usines. Vers 1930, grâce aux expériences de Mayo (qui démontra que la productivité d’un atelier n’était pas tant liée aux conditions matérielles du travail qu’à l’intérêt que l’on portait aux travailleurs) une brèche fut ouverte qui conduisit vers le courant de Relations Humaines et les travaux de l’École de Palo Alto. Un peu plus tard, en 1940, apparaissent les travaux de Maslow et sa fameuse pyramide éponyme qui montrent qu’une fois les besoins physiologiques vitaux satisfaits, l’homme recherche la satisfaction de besoins hiérarchisés de nature sociale ou psychologique (de la considération à l’épanouissement). Enfin en 1973 Mintzberg démontre qu’un dirigeant doit s’impliquer dans des relations interpersonnelles pour s’informer et pour agir en sachant que toute structure repose sur un jeu d’influences et de pouvoirs en perpétuelle évolution.

A partir des années 50/60 le coaching sportif fait son apparition dans différents milieux dont le sport aux Etats Unis. C’est dans les années 80 qu’il pénètre les entreprises. En France c’est Vincent Lenhardt qui armé de l’Analyse Transactionnelle développe le coaching et crée l’une des premières écoles de coaching.

Ce qui est nouveau c’est son apparition puis sa pénétration dans le milieu professionnel

Dans ce monde parfait qu’est l’entreprise moderne, avec son système stratégique, ses objectifs et leurs indicateurs de mesure, les techniques sans cesse plus subtiles du management chacun trouve sa place, son rôle et son bonheur grâce à l’esprit d’équipe que crée le manager. Le tout baigne bien entendu dans la bienveillance générale, l’adhésion aux « valeurs » et la motivation de chacun pour la cause. Cette description c’est le plan. C’est ce que l’on souhaiterait. C’est ce que l’on théorise dans les manuels. La réalité on est souvent loin du plan et de l’univers des bisounours. Le plan B est plus proche d’un manuel de survie en univers hostile.

Donc comme son étymologie l’indique le travail (du latin tripalium, instrument de torture à 3 pieux, ou douleurs de la femme lors de l’accouchement) est souffrance. Dans ce contexte tout n’est pas simple et les relations humaines au travail, la recherche de performances toujours plus élevées et un contexte global anxiogène contribuent à déstabiliser l’individu. Cela peut aller du coup de blues passager jusqu’au burnout pour les individus les plus fragiles à un moment donné. Au niveau des solutions il fut longtemps acquis que le coût d’un licenciement (regrettable, mais inévitable disait-on) trouvait son retour dans les économies qu’il permettait de réaliser et contribuait ainsi à la sauvegarde de l’emploi. Viré mais héro.

Dans le même temps l’on trouvait auprès du boss dans les états-majors, des éminences grises, sortes de gourous au rôle indéterminé. Ils écoutaient, reformulaient, exprimaient ce qu’aucun cadre sup sain d’esprit n’aurait osé dire au Patron. Devenus coachs ou mentors leurs interventions se sont étendues lorsque les entreprises réalisèrent qu’il valait souvent mieux aider quelqu’un à remonter en selle ou à mieux s’y prendre que de le licencier à grands frais (faute de motifs) et de recommencer le recrutement avec les risques d’erreur associés.

Le coaching fait son entrée dans le business, avec plus ou moins de succès et plus ou moins d’oppositions. Les résultats l’imposent

Passé les « c’est des trucs de gonzesse » ou autre « c’est pour les nuls, les faibles, les déprimés (au choix) », il fut considéré comme un outil de reconnaissance, au même titre que la voiture de fonction, l’assistante ou la taille du bureau. Il est arrivé également que le coaching devienne une menace et le coach le Père Fouettard : « si cet accompagnement ne réussit pas alors il ne restera qu’une solution… ». Les mauvaises langues se turent quand les résultats arrivèrent : le coaching ça marche, ça fait grandir tout le monde et les résultats sont durables puisque impactant le comportement et l’exploitation optimale des ressources de l’individu.

Un constat s’imposa comme une évidence : toutes les personnes qui traversent des périodes difficiles ne sont pas soudain frappées d’incompétence ou de perversion narcissique. Il y a beaucoup individus au top dans un contexte qui perdent pied devant un changement (et les changements sont nombreux par les temps qui courent). Il fut également constaté que dans ces cas le management n’était pas le mieux placé pour accompagner le collaborateur (en supposant qu’il ne fut pas à l’origine de ses malheurs) !

Donc on fait accompagner le naufragé par un coach extérieur après échanges sur le diagnostic et les objectifs du coaching.

Les sous-jacents du coaching ; des écoles et des outils variés mais plus que le chemin c’est le ressenti du coaché qui importe

Le coaching vise sur une durée limitée un objectif professionnel ou personnel précis et privilégie donc le comment au pourquoi. Il se détourne de fait du passé, pour être davantage ancré dans le présent et tourné vers le futur.

Le coaching n’est pas une théorie en soi. Aux confins de la psychologie, de la sociologie et de la théorie des organisations il s’appuie sur des disciplines diverses : psychanalyse, psychologie, sociologie et sur des outils ; citons sans être exhaustif la Gestalt-thérapie, la P.N.L, l’Analyse Transactionnelle, les théories comportementales et cognitives, l’approche systémique…Rarement les coachs maîtrisent l’ensemble de ces outils. Il y a donc des écoles de coaching en fonction des sources théoriques et des outils maîtrisés.

Le coaching professionnel : améliorer la performance mais aussi prendre du recul

Il se déroule à l’initiative de l’entreprise et dans ce cas il s’agit, in fine, d’améliorer la performance, l’adaptation, le relationnel et l’évolution et le développement du potentiel du collaborateur pour qu’il contribue mieux aux résultats court et moyen terme.

A l’initiative du salarié, il vise les objectifs de l’entreprise mais s’y ajoute souvent la prise de recul, le besoin de se poser, de se retrouver, de rééquilibrer sa vie entre le personnel, la famille et les relations sociales.

Professionnel ne signifie pas que coach soit un professionnel du secteur du coaché : pas besoin d’être plombier pour coacher un plombier, mais il est indispensable pour aller à l’essentiel que le coach ait une expérience de l’entreprise personnelle assez large pour contextualiser rapidement les demandes et les difficultés de son client.

Article partenaire,

Par Bruno DECOLASSE – Associé Évolution & Transitions – Coaching professionnel

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